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Expression et La GESTION par CONSENTEMENT (GPC)

Expression est engagée dans un processus de transformation en gouvernance partagée. Pour accélérer ce processus, nous avons décidé de nous faire accompagner par l’Université du Nous. Ainsi les 14 et 15 avril, les futurs membres de la SCIC, ont pu participer à un séminaire de 2 jours de formation-action, animé par l’Université du Nous. Dans ce cadre nous avons expérimenté, la décision par consentement, à partir de la méthodologie décrite ci-après. Cette expérimentation s’est faite dans un dispositif dit « du bocal », c’est-à-dire avec au centre un petit groupe « décisionnaire » entouré et observé par les autres participants. Le processus se déroule en plusieurs phases. L’élaboration d’une proposition argumentée : Chacun-e est invité-e à formuler les éléments importants relatifs au point traité. Les tours de parole permettent l’élaboration d’une proposition argumentée. Il est conseillé de faire une proposition simple au départ, qui sera transformée par intelligence collective. La proposition est écrite. Une personne est "porteuse" de la proposition. Clarifications : Chacun-e pose des questions en vue de comprendre la proposition dans son ensemble. C'est le porteur qui répond. L’objectif est d’ôter tout doute ou possible interprétation erronée de la proposition. Ressentis : En quoi la proposition vient satisfaire mes besoins, ou ceux du projet ? C’est là qu’un maximum d’informations peut être exposé afin de permettre au proposeur d'amender la proposition dans la phase suivante. Le proposeur tente d'avoir une écoute large, de saisir la température globale qui se dégage au centre. Clarifications, amendements, retrait : Le proposeur est invité, sur la base de ce qu'il a entendu, à éventuellement : reclarifier, amender, modifier ou retirer la proposition, s'il s'avère qu'elle n'est pas pertinente. En cas de retrait, le processus reprend au début avec une nouvelle proposition. Objections : Ce qui est exprimé, ne sont pas des préférences, des avis, d’autres propositions. C'est ce que je considère être des limites pour moi et pour la mise en œuvre du projet. Ce que je peux envisager comme risques associés à la proposition. Le facilitateur fait un tour pour savoir si les membres du groupe ont des objections. S’il n’y a que des "non", la proposition est adoptée. S'il y a des objections, elles sont écoutées et traitées une à une. La formulation d'une objection n'est pas la formulation de la solution à celle-ci. Bonifications : Le facilitateur traite les objections une par une. Les objections posées au centre deviennent celles du groupe. Chacun peut apporter des solutions pour lever l’objection traitée. Lorsqu'il n'y a plus d'objection, il y a consentement mutuel. La proposition est adoptée. Célébration : Il s’agit de marquer le fait que la décision a été prise en consentement mutuel. Cette expérimentation a été riche d’enseignements pour tous. La GPC permet réellement de se centrer sur l’intérêt collectif, de prendre en compte la notion de risque associé à une décision et d’aboutir à une décision enrichie collectivement, apurée de positions égocentrées. J’ai pu personnellement éprouver la différence entre défendre une position personnelle et travailler sur un objet commun.

Laetitia Ricci, psychosociologue, accompagnante et formatrice




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