La confidentialité

Pour Expression, la confidentialité n’est pas une évidence que l’on poserait comme une règle absolue sans la mettre au travail. Si nous remontons à l’étymologie, pour débusquer ce qui se cache derrière ce gros mot, nous y trouvons des notions diverses : Confier : « Remettre quelque chose de précieux à quelqu'un, en se fiant à lui et en s'abandonnant ainsi à sa bienveillance et à sa bonne foi. » (Wikipédia) Confidentiel : ce qui se dit ou se fait sous le sceau du secret, qui s’adresse à un nombre restreint de personnes (Petit Robert) Confidentialité : maintien du secret d’information (dans une administration, un système informatisé) (Petit Robert) • Confidentialité : « le fait d’assurer que l’information n’est accessible qu’à ceux dont l’accès est autorisé ». Organisation mondiale de la normalisation Deux notions différentes retiennent notre attention : le précieux et le secret, dont une autre idée découle, celle de la confiance. Une confiance, résultat d’un accord, qui garantit un espace de sécurité où la parole serait protégée. Mais de quoi et pourquoi devrions-nous la protéger ? Le secret peut aussi empêcher l’évolution et la transformation, comme un moyen de ne pas faire avec la honte et la culpabilité. Car si la notion de confidentialité fait référence à ce que l’on ne dit pas, par glissement sémantique, elle peut référer à ce qui ne peut pas être dit. La confidentialité est un principe éthique dans différents champs professionnels, comme la médecine, la religion, le droit, l’informatique et les métiers du social et du médico-social. Dans ses différents dispositifs, Expression propose lors de la première rencontre, dite exploratoire, de travailler sur la notion de confidentialité avec le groupe : Que peut-on dire dans le groupe ? • Qu’est ce qui peut sortir du groupe ? et dans quelles conditions ? • Qu’est-ce qui doit rester dans le groupe ? • Que faire si quelque chose sort du groupe ? • Qu’est-ce que l’intervenant peut dire et ne pas dire à l’institution ? Dans quelles conditions parle-t-il avec les supérieurs hiérarchiques, et de quoi ? Nous la visualisons comme une membrane à double face qui sépare ce qui reste dedans et ce qui reste en dehors du groupe. Ainsi, nous entendons la confidentialité non pas comme une règle figée mais comme un principe éthique partagé, se situant au cœur d’un processus vivant de confrontation au réel, tout au long du travail avec le groupe. Le travail sur la confidentialité amène ainsi le partage d’une parole pouvant apporter de l’intime et qui, prépare le terrain pour permettre aux émotions de s’exprimer, à tout moment, à l’intérieur du groupe. Un sentiment de sécurité suffisant chez les participants est nécessaire pour le travail dans le groupe, car il permet aux participants de s’engager subjectivement et émotionnellement. Chez Expression nous encourageons les émotions à s’exprimer pour qu’elles se rallient au travail d’élaboration et de transformation attendue. GIPSY – Groupe d’Intervention PSYchosociologique – Expression